70 posts categorized "Grenoble"

06 septembre 2012

Invité de France Bleu Isère ce matin à 7h50

302 - FranceBleu J'étais l'invité de la radio France Bleu Isère ce matin à 7h50. A cette occasion, j'ai répondu aux questions de Nicolas Crozel au sujet de la rentrée politique et de l'élection à venir du Président national de l'UMP. J'ai également pu m'exprimer sur d'autres sujets d'actualité de portée plus générale, et notamment les reniements du Parti Socialiste sur le non-cumul des mandats, ainsi que les manifestations dramatiques d'insécurité à Grenoble.

Je vous propose de retrouver mon intervention ci-dessous :

19 mars 2012

Hommage à René Michal

340 - René_MichalC’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris ce jour la disparition de René Michal, Ancien Président de la CCI de Grenoble, Ancien Adjoint au Maire de Grenoble, et Ancien Conseiller Régional Rhône-Alpes, qui vient de succomber à une longue maladie contre laquelle il luttait avec courage depuis plusieurs mois.

Militant fidèle du RPR puis de l’UMP, René Michal a consacré sa vie entière à l’action publique, aux valeurs en lesquels il croyait, à son corps de métier, aux commerçants de l’Isère, à l’économie et au rayonnement de Grenoble qu’il aimait tant.

J’ai eu l’honneur et le plaisir d’œuvrer à ses côtés pendant les premières années de mon engagement militant, sachant toujours pouvoir trouver auprès de lui une oreille attentive, des conseils avisés, et la bienveillance qu’il savait réserver en toutes circonstances à ceux qui se tournaient vers lui.

Tous les acteurs engagés de la vie économique grenobloise dans les années 80 et 90 m’ont raconté combien René Michal était parvenu à faire rayonner la Chambre de Commerce et d’Industrie de Grenoble qu’il a présidée pendant de longues années avec passion et enthousiasme.

A titre personnel, je me remémore avec émotion la pensée respectueuse que j’avais pour lui en septembre 2008, lorsque je franchissais pour la première fois le seuil de l’Ecole Supérieure de Commerce de Grenoble que j’intégrais alors, en sachant qu’il en avait été le fondateur.

Je rends hommage avec respect à ce grand Monsieur de la vie Grenobloise qui vient de disparaître, et je présente mes condoléances les plus sincères à sa veuve, Madame René Michal.

---

Alain Carignon, Ancien Maire de Grenoble, Ancien Ministre, avait tissé avec René Michal des liens de profonde amitié, d’affection et de grande confiance. Je tiens à restituer sur ce blog le communiqué qu’il a rendu public cet après-midi :

"Avec le décès de René Michal, que j’ai appris avec beaucoup d’émotion, une grande page de l’histoire de Grenoble se tourne.

Premier Président commerçant de l’histoire de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Grenoble, il donnera un élan considérable à la vieille institution, prenant la décision de quitter le Boulevard Gambetta pour l’installer quartier Hoche dans un bâtiment moderne. Devenu mon adjoint à la Mairie de Grenoble, il me permettra pour la première fois dans l’histoire de Grenoble d’associer pendant 12 ans les forces économiques à la marche de la cité, créant une dynamique inégalée à ce jour.

Avec lui, nous avons créé les grands parkings de Hoche et du Musée, ceux de Berriat et de la place de Verdun pour faciliter l’activité dans la ville, action qu’il regrettait tant de voir interrompue depuis. Avec lui, nous obtiendrons la création et le financement de la première École Supérieure de Commerce que nous déciderons d’installer au cœur d’Europole, ce quartier du futur de Grenoble conquis sur des friches pour développer l’emploi, le logement, l’activité sur le territoire de la commune. À la tête de la société chargée de créer Europole, René Michal développera tous ses talents et son énergie pour en faire la réussite que nous connaissons aujourd’hui.

René Michal était un ami solide, déterminé, combatif, qui a placé sa vie au service de son métier de boulanger, au service de l’économie et de sa ville dont il était un passionné. Nous pensons fort à sa femme Michèle qui l’a accompagné dans toutes ses batailles, toujours à ses côtés pour affronter les aléas de la vie et ses injustices dont il n’a pas non plus été épargné dans des conditions qui ne font pas honneur à leurs auteurs."

14 décembre 2011

Pierre de Villard monte au créneau contre les problèmes de circulation dans l'agglo grenobloise

318 - Pierre_de_VillardC'est sous la forme d'un communiqué "coup de gueule" que Pierre de Villard, ancien vice-président de la CCI, ancien Conseiller Général et ancien Conseiller Municipal de Grenoble, est intervenu cette semaine dans le débat sur les mesures à prendre pour remédier à l'asphyxie de Grenoble en désengorgeant ses voies d'accès routières.

Une première initiative avait été prise par les représentants des chefs d'entreprise et du milieu économique, au travers de l'opération "stop bouchons", soutenue notamment par la CCI, la Chambre des Métiers, Le MEDEF, la CGPME, l'UDIMEC, la FNAIM et la Fédération du BTP. Une pétition - que j'invite à signer ! - est accessible en ligne sur www.stopbouchons.fr .

Pierre de Villard, en ce qui le concerne, remet la problématique dans la perspective de l'enlisement des projets de désengorgement de Grenoble observé depuis 15 ans. A mille lieues de toute forme d'angélisme, il replace chacun devant ses responsabilités, avec la lucidité et la franchise qu'on lui connaît. Sans se perdre en détours rhétoriques, il "met le doigt là où ça fait mal" en se focalisant sur les seuls aménagements rééllement efficaces pour régler les problèmes routiers de l'agglomération.

Que cette occasion me soit offerte pour saluer la vigilance de Pierre de Villard, que l'expérience et la sagesse élèvent au rang de "caution morale" dans le département de l'Isère. Au-delà de sa qualité de brillant créateur d'entreprise qui a offert de l'emploi à des dizaines de famille, il n'avait effectivement jamais rechigné à s'engager dans la vie publique, au travers de ses mandats de Conseiller Général et de Conseiller Municipal de Grenoble. Sa parole était alors précieuse par l'expertise originale qu'elle recélait, et était à ce titre respectée et écoutée tant à droite qu'à gauche.

Je tiens à souligner particulièrement le lien qu'il a su établir entre les problèmes de circulation aux entrées de Grenoble, et ceux du stationnement dans la ville ; la perspective de plusieurs milliers de logements supplémentaires dans Grenoble d'ici quelques années, couplée avec la diminution des stationnements sur voirie et la baisse du nombre réglementaire de places par logement, sera à n'en pas douter à l'origine d'un malaise croissant sur l'agglomération.

Retrouvez ici dans son intégralité la lettre signée par Pierre de Villard : "Déplacements : il est temps d'agir !"

07 novembre 2011

Vidéo de mon intervention sur Télé Grenoble

308 - TéléGrenobleLe 28 octobre dernier, j'étais l'invité de l'émission Récap' Info sur Télé Grenoble, pour commenter l'actualité de la semaine écoulée.

Cette intervention me donnait l'occasion de répondre aux questions de Christophe Revil au sujet de l'actualité de l'UMP, des perspectives de reconquête à l'occasion des élections législatives de 2012 et des municipales de 2014, et plus généralement des dispositions engagées par le Président de la République pour sortir de la crise internationale dans laquelle nous sommes engagés.

Je vous invite à retrouver mon intervention par l'intermédiaire de la vidéo ci-dessous :

02 novembre 2011

La "patate chaude" des Finances à Grenoble, que personne ne veut saisir

306 - FinancesEn l'espace de quelques semaines, la ville de Grenoble a été mise à l'Index à plusieurs reprises au sujet de sa mauvaise gestion :

 - Le Dauphiné Libéré, relayant une information du Journal du Dimanche, l'a pointée du doigt comme figurant en 8ème position des villes les plus endettées de France ;

- Le Figaro Magazine a révélé qu'avec 771 € de charges de personnel par habitant et par an, Grenoble figure au premier rang des communes de plus de 100 000 habitants qui croulent sous le poids de leurs charges de fonctionnement ;

- Avec 295 € par habitant et par an, Grenoble figure au 2ème rang des communes qui versent le plus de subventions au bénéfice de l'action sociale et culturelle ;

- Grenoble est également recordman de France des villes qui dépensent le plus en frais de bouche et charges liées aux réceptions ;

- Avec 741 € d'impôts locaux par habitant et par an, Grenoble est enfin la commune de France qui fait peser la pression fiscale la plus forte sur les ménages qui la composent.

Dans ces conditions, nul ne sera surpris que les élus de la majorité ne se "bousculent pas au portillon" pour prendre en charge les Finances de la ville. Sauf qu'en l'occurrence, la situation tourne véritablement au grotesque...

Alors que Michel Destot a demandé à son premier Adjoint Jérôme Safar d'alléger ses délégations pour mieux préparer sa succession, le journal "Grenews" nous révèle qu'après avoir essuyé le refus de Stéphane Siebert, c'est Georges Lachcar qui a refusé d'assumer la délégation des Finances de la ville.

Officiellement motivées par le temps nécessaire pour assumer cette importante délégation, ces décisions relèveraient en réalité d'un manque de volonté bien compréhensible d'endosser le bilan financier catastrophique de la ville, et peut-être les nouvelles hausses d'impôts à venir, tel que les bruits commencent à courir à ce sujet...

06 octobre 2011

Laurent Wauquiez à Grenoble pour soutenir la Recherche

300 - Wauquiez 01 J'avais le plaisir d'accompagner ce jour Laurent Wauquiez, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, à l'occasion de son déplacement au polygone scientifique de Grenoble pour visiter des laboratoires du CEA et poser la première pierre du futur Institut de Biologie Structurale.

C'est avec la verve, la sincérité et le talent qui le caractérisent, que le jeune Ministre a vanté l'exemplarité des recherches de la science grenobloise, tant sur le plan fondamental que dans une optique appliquée aux progrès de la vie quotidienne ou industrielle. Il n'a pas manqué, à cette occasion, de rappeler que Grenoble et la science avaient une Histoire étroitement liée, notamment depuis l'arrivée du Synchrotron en 1988. Dans une ode vibrante à l'intérêt de la science comme fer de lance du prestige de la France à l'échelle internationale, il a démontré combien le soutien de l'Etat aux pôles de recherche Grenoblois était ferme et déterminé.

300 - Wauquiez 02Ce sont ainsi 800 millions d'Euros qui vont être alloués par l'Etat aux pôles de recherche Grenoblois au cours des prochaines années, pour leur permettre de poursuivre leur développement dans une perspective élististe à la hauteur des ambitions des scientifiques qui y travaillent.

Moment fort de cet après-midi particulièrement dense, l'émotion était palpable lors de l'échange entre Laurent Wauquiez et l'Historien et philosophe britannique Theodore Zeldin, qui rappelait combien la science prenait tout son sens lorsqu'elle était mise au profit de l'amélioration des conditions de vie de tout un chacun : "Pas pour être heureux, car on ne peut pas être heureux lorsqu'il y a tant de gens malheureux autour de soi. Mais pour être utile aux autres".

31 août 2011

Michel Destot : Maire de Grenoble, ou candidat à la Mairie de Marseille ?

283 - Destot_Marseille Michel Destot accompagnait Martine Aubry à Marseille ce lundi, dans sa logorrhée d'opportunité contre le Ministre de l'Intérieur à l'heure où certains hiérarques du PS à la traîne dans leur course aux primaires semblent redécouvrir les vertus de la lutte contre l'insécurité qu'ils ont pourtant coupablement négligée depuis 1997.

Ce sont plusieurs enseignements fondamentaux qui nous sont apportés par cette présence solidaire du Maire de Grenoble aux côtés de la Première Secrétaire du PS :

1) Tout d'abord, sa présence pour témoigner en qualité de Maire d'une ville confrontée, comme Marseille, à une criminalité massive et en progression, est le premier aveu d'un constat d'échec auquel il se refusait jusqu'à présent. La ligne de discours de Michel Destot consistait plutôt, jusqu'alors, à minimiser l'insécurité qui règne à Grenoble, pour vanter la formidable solidarité et les joies du "vivre-ensemble" dans les quartiers sud de la ville...

2) Comme s'il organisait lui-même les obsèques de son propre bilan municipal, Michel Destot déclare aujourd'hui que "la sécurité est pour nous un des fondements de la République et la condition indispensable du vivre et de l’agir ensemble". Comment justifier, alors, sa passivité en la matière dans la ville dont il est Maire ?

3) Michel Destot, qui semble tout à coup révéler des solutions miracles pour combattre l'insécurité, préfère à l'évidence les matérialiser sous forme de grands discours à Marseille, plutôt que de les transposer en actes à Grenoble en tant que Maire.

C'est sous le sceau de la honte que Michel Destot place aujourd'hui Grenoble, par l'usage de son mandat de Maire à des fins de polémiques politiciennes de basse besogne dans le cadre d'une lutte d'appareil, de surcroît sur un sujet dont souffre cruellement la ville depuis plusieurs années.

13 juillet 2011

Nicolas Sarkozy à Pierre Gascon : "Vous incarnez l'honneur la France"

273 - Pierre Gascon01 Il y a une semaine jour pour jour, le mercredi 6 juillet dernier, le Président de la République Nicolas Sarkozy élevait Pierre Gascon à la dignité de Grand Officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, promotion rarissime à la hauteur d’une carrière exemplaire et d’un tempérament d’exception.

Pierre Gascon m’avait offert l'immense honneur d'être convié à cet événement profondément bouleversant, qui relève de ces moments de bonheur assurément rares, que l’on sait indéfctiblement inscrits dans une mémoire d'Homme.

C'est un hommage appuyé, dans un discours empreint d'une émotion palpable, que Nicolas Sarkozy a rendu à Pierre Gascon, saluant d'abord le Résistant éminent, déporté à Buckenwald puis à Dora avec son père qui n'en reviendra pas. C'est ensuite à l'homme public, ancien président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Grenoble, élu de la ville d'abord sous Michallon en 1959, puis 1er Adjoint inébranlable d'Alain Carignon de 1983 à 1995, qu'il exprimera son estime. C'est enfin devant la rectitude de l'homme, évoquant notamment sa fidélité infaillible, qu'il exprimera toute son admiration.

Entouré de son épouse Jeanne, de ses enfants, petits enfants, et de quelques amis au rang desquels Alain Carignon et des compagnons de parcours, Pierre Gascon a reçu des mains du Président de la République les insignes de Grand Officier. Fidèle à lui-même, dans la simplicité qui le caractérise, il ne tarderait pas à s’inquiéter, déjà, de la ponctualité du train-couchette qui devrait le reconduire en Dauphiné, quelques heures plus tard...

Sans doute Pierre Gascon était-il le seul à sembler s’interroger sur les raisons qui conduisaient la République - et ceux qui l'aiment ! - à tant d’égards et de distinction. L'espace d'un instant, je n'avais alors plus guère de doute : c’est bien à leur humilité que l’on reconnait les plus Grands. Et Pierre Gascon est assurément un Grand Monsieur !

Retrouvez-ici une vidéo du discours prononcé par Nicolas Sarkozy, publiée sur le blog de Denis Bonzy.

273 - Pierre Gascon02 273 - Pierre Gascon03 273 - Pierre Gascon04

12 juillet 2011

JO 2018 : l'impossible cicatrisation de l'échec Grenoblois

273 - Pyeongchang La décision est tombée : c'est la ville de Pyeongchang, en Corée du sud, qui accueillera les Jeux Olympiques d'hiver de 2018. Dès le premier tour de scrutin, la candidature d'Annecy a été sèchement balayée, recueillant 7 voix contre 28 à Munich et 63 à Pyeongchang.

Grenoble, quant à elle, avait déjà été éliminée tout aussi sèchement, en mars 2009, au premier tour de scrutin également, lorsqu'il s'agissait de désigner la ville qui représenterait la France.

Dès cette époque, j'appelais Michel Destot et les responsables grenoblois à tirer rapidement les conclusions de ce terrible désaveu, en engageant enfin la ville sur la voie des investissements nécessaires à sa modernisation : Rocade Nord, desserte TGV, désengorgement des entrées de ville, amélioration de la qualité urbaine...

Loin de cette prise de conscience indispensable, c'est derrière un déni irresponsable que s'est retranché Michel Destot, pointant du doigt "les carences du dossier Annécien", et allant jusqu'à estimer que Grenoble aurait pu faire mieux qu'Annecy face au choix du CIO !

Comment Michel Destot peut-il oser prétendre qu'il faut "tirer toutes les conséquences de l'ampleur de la défaite de la candidature de la Ville d'Annecy", alors que cette démarche n'a toujours pas été engagée à Grenoble deux ans après son échec cinglant ?

Est-il nécessaire de rappeler la logique basique qui consiste à ce qu'un dossier qui est battu par un mauvais dossier n'est pas meilleur, mais forcément plus mauvais encore ?

Dans quelles profondeurs abyssales Michel Destot entrainera-t-il Grenoble, qui après avoir perdu le rayonnement international qui lui permettait d'accueillir le synchrotron, a perdu le rayonnement national qui lui permettait d'accueillir son Musée d'Art Moderne, avant de perdre aujourd'hui le rayonnement qui faisait d'elle la capitale des Alpes aujourd'hui battue par Annecy ?

La situation guère reluisante dans laquelle se trouve aujourd'hui la ville deviendra vite critique si l'aveuglement de ses édiles municipaux  ne la détourne pas de l'insécurité, de la bétonnisation, et de l'asphyxie qui la rongent au quotidien. Dans ce contexte préoccupant, c'est vers l'humilité, plutôt que vers une impertinence indécente, que devrait se tourner Michel Destot pour prendre conseil !

03 juin 2011

Anticiper et agir pour préserver l'emploi : l'exemple de Siemens Grenoble

265 - Siemens Plusieurs indicateurs économiques récents semblent indiquer que la crise économique que traverse le monde occidental depuis 2008 pourrait toucher à sa fin : la croissance économique repart, tandis que les courbes du chômage connaissent une diminution sensible depuis maintenant quelques mois.

Pourtant, ces bonnes nouvelles statistiques s’accompagnent malheureusement de mauvaises nouvelles quant à elles bien palpables : la fermeture du site des papeteries ArjoWiggins à Rives a été annoncée fin avril, entraînant la disparition de 47 emplois, tandis que la liquidation judiciaire de l’entreprise Luxos à Moirans a précipité au chômage 90 salariés courageux qui s’étaient pourtant battus jusqu’au bout pour essayer de sauver leur société de la faillite.

ArjoWiggins et Luxos s’ajoutent à la liste déjà longue des fermetures de sites intervenues ces dernières années dans le bassin grenoblois (Caterpillar, Matussière et Forest, Hewlett-Packard, pour ne citer qu’elles…) tandis que plusieurs grands groupes, à l’image de STMicroelectronics, sont dans des dynamiques de gel des embauches depuis maintenant plusieurs mois, qui n’offrent pas la possibilité de compenser ces disparitions d’emplois.

La mobilisation de toutes les énergies est plus que jamais nécessaire pour préserver les emplois industriels menacés. Elle passe nécessairement par une collaboration étroite entre les décideurs politiques locaux et les responsables d’entreprise, dont les échanges réguliers doivent pouvoir permettre d’anticiper les situations de crise, pour y remédier lorsqu’il est encore temps de le faire, et éviter d’avoir à se lamenter une fois qu’il est trop tard.

De ce point de vue, la situation du site de Siemens à Grenoble est un cas d’école.  Depuis le rachat de Vatech, Siemens y développe ses activités de Transport d’énergie, et notamment dans le secteur de la Haute-Tension. 718 salariés y travaillent, dont une majorité d’ouvriers affectés à la Production.

Or, il semblerait aujourd’hui que le groupe Siemens envisage la délocalisation de ses activités Haute-Tension à Berlin, pour renforcer son pôle de production germanique au détriment, évidemment, du site Grenoblois qui serait sacrifié. Raison officiellement invoquée pour ce projet de redéploiement : les coûts de Production seraient trop élevés en France… Outre le fait que cette information soit surprenante et pas du tout étayée (on comprendrait que les coûts de Production soient moins élevés dans les pays émergents, mais pas en Allemagne !?), elle indique très clairement que plusieurs centaines d’emplois sont menacés, à horizon de l’année 2012.

Des représentants du syndicat UNSA/Siemens m’ont contacté pour me faire part de leur inquiétude tout à fait légitime, dans l’espoir que des alternatives valables puissent être étudiées. Dans l’état actuel des choses, la Direction de Siemens anticipe la disparition du site de manière plutôt « légère », en laissant à chacun des salariés la responsabilité de faire des propositions de reconversion de l’unité de production ! Comme si une responsabilité de cette ampleur ne faisait pas nécessairement appel à des compétences extérieures qui puissent s’appuyer sur des études prospectives techniques et financières qui ne sont manifestement pas à la portée de salariés dont ce n’est pas le métier !?

Les perspectives sont malheureusement très sombres pour les employés du site Grenoblois de Siemens, si des dispositions fortes ne sont pas prises rapidement pour inciter la Direction de l’entreprise à réviser ses projets de délocalisation en Allemagne de la production Haute-Tension, ou si une véritable politique de reclassement volontariste gérée à l’échelle individuelle n’est pas lancée.

La situation est parfaitement limpide : alors que nous sommes en mesure d’anticiper les difficultés à venir du site Grenoblois de Siemens, soit des dispositions sont prises rapidement et alors le pire pourra être évité, soit la politique de l’Autruche l’emporte et c’est lorsqu’il sera trop tard que les responsables de tous horizons se succèderont devant les caméras de télévision pour se lamenter devant la disparition de plusieurs centaines d’emplois.

Soucieux de pouvoir modestement, à mon échelle, relayer les inquiétudes croissantes d’une partie des salariés de Siemens-Grenoble, j’ai adressé un courrier à Xavier Bertrand, Ministre du travail, de l’emploi et de la solidarité, en lui demandant de porter la plus grande attention aux projets du site Grenoblois de Siemens, en espérant que des dispositions utiles puissent être prises rapidement.

A titre personnel, c’est également avec la plus grande vigilance que je suivrai l’évolution de la situation.

C’est par l’anticipation et l’action qu’il est aujourd’hui possible de sauver les emplois de demain. La sortie de crise passe aussi par des gestes concrets de cette nature.



A propos...
Le blog
Créé en juillet 2008, ce blog est un carnet d'expression personnelle.
Qui suis-je ?
A bientôt 30 ans, domicilié à Voiron, je suis Chargé de mission départemental de l'UMP 38 et Délégué UMP de la 9ème circonscription de l'Isère. J'ai été candidat aux élections législatives de juin 2012 dans cette même circonscription. Je suis par ailleurs diplômé de Sciences Po et de l'École Supérieure de Commerce de Grenoble.
Liens