25 posts categorized "Rhône-Alpes"

03 juin 2012

Invité de France 3 Alpes pour l'émission "La voix est libre"

303 - France3J'étais l'invité de France 3 Alpes ce samedi matin 2 juin à 11h30, dans le cadre de l'émission "La Voix est libre" consacrée aux élections législatives des 10 et 17 juin prochains.

A cette occasion, j'ai pu représenter l'UMP pour débattre avec des contradicteurs du Parti Radical, du MoDem et du Nouveau Centre, candidats en Isère, Savoie et Haute-Savoie.

Au cours des échanges, je me suis efforcé de sortir autant que possible des petites querelles d'appareil pour discuter des fondamentaux en matière notamment d'emploi, d'insécurité, de défense des activités agricoles, et de modernisation de notre vie publique.

Je vous invite à retrouver le débat au travers de la vidéo ci-dessous :

27 octobre 2011

Quand la gauche s'écharpe en public...

305 - Hollande_AubryLes primaires du PS ont révélé au grand jour les failles profondes qui existent en son sein, entre les partisans d'une "gauche molle", et ceux d'une "gauche archaïque", tels qu'ils se sont mutuellement désignés au cours des derniers mois.

Deux épisodes récents tendent à démontrer que ce trouble manifeste à l'intérieur des majorités de gauche n'épargne pas les collectivités Rhônalpines gérées par elles :

1) A l'Isle d'Abeau tout d'abord, le maire socialiste André Colomb-Bouvard a été mis en minorité, mercredi dernier, dans son propre Conseil Municipal.  Pilotée par son premier adjoint, la fronde a pour objet la constitution de son cabinet, que plusieurs des membres de la majorité estiment opaque et non conforme aux règles imposées par la législation en matière de collaborateurs d'élus. Sommé de s'expliquer, le Maire s'est contenté de bredouiller qu'il allait dissoudre l'équipe de collaborateurs incriminée... avant de tenter de mettre un terme aux débats, repris contre sa volonté par son premier adjoint ! Un incident rarissime qui précipite aujourd'hui le Conseil Municipal au bord de l'implosion.

2) Une vidéo restitue le contenu d'une passe d'armes, en session du Conseil Régional, entre Thierry Braillard (App. PRG) et Gérard Leras (EELV). Alors que tous deux partagent la même majorité présidée par le socialiste Jean-Jack Queyranne, ils s'accusent mutuellement, et publiquement, d'un absentéisme supposé porter préjudice au bon fonctionnement de l'institution qu'ils sont censés servir. Se déclarant inquiet de la faible participation aux débats par les membres de la majorité, Thierry Braillard exige même du Président Queyranne que le décompte du quorum soit accompli, pour vérifier que les conditions requises pour voter en séance sont remplies : une vérification qui conduit à ce que la séance soit levée, par défaut de Conseiller Régionaux présents ! Edifiant...


 

Ces deux illustrations récentes démontrent s'il en était besoin que des divisions profondes minent aujourd'hui la gauche dans nombre de collectivité dont elle a la charge dans notre Région. Nul doute que ces dernières expliquent en partie l'immobilisme qui les caractérise, et qu'elles permettront de favoriser les conditions d'une alternance devenue nécessaire et urgente.

04 septembre 2011

Jean-Claude Peyrin et moi-même dénonçons la gestion des collectivités par la gauche en Rhône-Alpes

285 - CP_20110901 C'est devant des journalistes et une trentaine de militants rassemblés dans la permanence départementale de l'UMP à Grenoble, que Jean-Claude Peyrin et moi-même avons dénoncé, en ce premier jour de septembre, la mauvaise gestion des collectivités territoriales par la gauche en Rhône-Alpes.

Les turbulences économiques et financières internationales qui ont émaillé les mois d'été ont confirmé ce que ces trois dernières années avaient déjà démontré : notre monde, et notre pays, sont entrés dans une ère nouvelle. La crise des subprimes révélée par la chute spectaculaire de la banque Lehman Brothers en septembre 2008 s'est muée en une crise sociale à laquelle se sont associées des préoccupations sur le volume excessif des dettes souveraines.

De cette situation nouvelle sont naturellement nées des attentes nouvelles de la part des citoyens, qui exigent légitimement de leurs responsables politiques une réforme en profondeur des méthodes de gestion, de la justice dans les décisions, et une exemplarité à la hauteur des efforts qui sont accomplis par chaque famille pour traverser cette période difficile.

Un sondage IFOP publié il y a quelques jours, démontrant que 78% des Français sont favorables au principe budgétaire de la règle d'or, en témoigne si cela était nécessaire.

Dans ce contexte, la démagogie des discours et le décalage entre les actes et les paroles sont plus que jamais insupportables. C'est ce que Jean-Claude Peyrin et moi-même avons souhaité dénoncer, particulièrement en matière de gestion budgétaire.

Alors que le Parti Socialiste dénonce le "train de vie de l'Etat" dans le même temps que la Cour des Comptes salue les efforts accomplis pour la gestion de l'Elysée, le Conseil Régional prévoit de dépenser 475 000 Euros par an pour la location de bureaux destinés à compenser le manque de place prévisible dans un Palais de la Région à 150 millions d'Euros dont les travaux ne sont pas encore terminés.

Alors que le Parti Socialiste condamne l'idée même qu'un plan de rigueur puisse être mis en oeuvre à l'échelle nationale, le Conseil Général de l'Isère étrangle les communes par un programme de restriction drastique des dépenses qui rejaillit directement sur le pouvoir d'achat quotidien des Isérois.

Alors que le Parti Socialiste dénonce une dette de l'Etat dont il suppose que le gouvernement a perdu le contrôle, la Métro présente un endettement supérieur à 350 millions d'Euros, dont plus d'un quart relève d'emprunts risqués qualifiés de "dette toxique".

Nous renouvellerons régulièrement les opérations d'information de ce genre, afin de participer à la transparence que sont en droit d'attendre les Isérois.

Pas pour le plaisir de polémiquer. Mais pour l'exigence de vérité et de changement qui s'impose.

Retrouvez ici l'article du Dauphiné Libéré paru le samedi 4 septembre 2011.

12 juillet 2011

JO 2018 : l'impossible cicatrisation de l'échec Grenoblois

273 - Pyeongchang La décision est tombée : c'est la ville de Pyeongchang, en Corée du sud, qui accueillera les Jeux Olympiques d'hiver de 2018. Dès le premier tour de scrutin, la candidature d'Annecy a été sèchement balayée, recueillant 7 voix contre 28 à Munich et 63 à Pyeongchang.

Grenoble, quant à elle, avait déjà été éliminée tout aussi sèchement, en mars 2009, au premier tour de scrutin également, lorsqu'il s'agissait de désigner la ville qui représenterait la France.

Dès cette époque, j'appelais Michel Destot et les responsables grenoblois à tirer rapidement les conclusions de ce terrible désaveu, en engageant enfin la ville sur la voie des investissements nécessaires à sa modernisation : Rocade Nord, desserte TGV, désengorgement des entrées de ville, amélioration de la qualité urbaine...

Loin de cette prise de conscience indispensable, c'est derrière un déni irresponsable que s'est retranché Michel Destot, pointant du doigt "les carences du dossier Annécien", et allant jusqu'à estimer que Grenoble aurait pu faire mieux qu'Annecy face au choix du CIO !

Comment Michel Destot peut-il oser prétendre qu'il faut "tirer toutes les conséquences de l'ampleur de la défaite de la candidature de la Ville d'Annecy", alors que cette démarche n'a toujours pas été engagée à Grenoble deux ans après son échec cinglant ?

Est-il nécessaire de rappeler la logique basique qui consiste à ce qu'un dossier qui est battu par un mauvais dossier n'est pas meilleur, mais forcément plus mauvais encore ?

Dans quelles profondeurs abyssales Michel Destot entrainera-t-il Grenoble, qui après avoir perdu le rayonnement international qui lui permettait d'accueillir le synchrotron, a perdu le rayonnement national qui lui permettait d'accueillir son Musée d'Art Moderne, avant de perdre aujourd'hui le rayonnement qui faisait d'elle la capitale des Alpes aujourd'hui battue par Annecy ?

La situation guère reluisante dans laquelle se trouve aujourd'hui la ville deviendra vite critique si l'aveuglement de ses édiles municipaux  ne la détourne pas de l'insécurité, de la bétonnisation, et de l'asphyxie qui la rongent au quotidien. Dans ce contexte préoccupant, c'est vers l'humilité, plutôt que vers une impertinence indécente, que devrait se tourner Michel Destot pour prendre conseil !

17 juin 2010

Le Palais de la Région à 150 millions d'Euros verra-t-il le jour ?

Palais _RégionLe quotidien "Le Progrès" le révélait hier dans ses colonnes : le chantier du Palais de la Région, dont le coût total de construction s'élève à plus de 150 millions d'Euros, est en passe d'être interrompu. Lundi après-midi, l'Inspection du Travail a en effet assigné le Conseil Régional en référé, pour obtenir l'arrêt immédiat du chantier.

La cause de cette demande d'interruption ? Le chantier est manifestement trop dangereux pour les ouvriers qui y travaillent. Et "Le Progrès" de citer : "filets de protection insuffisants sur les toitures, échelles trop courtes, coffrets électriques ouverts, fils dans l'eau, stockages trop lourds dans des étages. Ou encore : poussières de bois, produits chimiques à l'air libre".

Un inspecteur du travail aurait même qualifié ces anomalies, à la barre, de véritable "problème de santé publique" !

A ce jour, 22 arrêts de chantiers partiels se seraient déjà succédés sur le site du futur Palais de la Région. Une visite de contrôle de l'Inspection du travail, le 3 juin dernier, serait restée "sans réponse concrète" aux préoccupations soulevées par cette dernière, d'où la décision de poursuivre le Conseil Régional devant le tribunal pour obtenir l'arrêt administratif des travaux par décision de justice.

C'est en effet en sa qualité de Maître d'Ouvrage et décisionnaire des travaux que le Conseil Régional est poursuivi. Un coup dur, à n'en pas douter, pour Jean-Jack Queyranne et sa majorité, et une polémique supplémentaire qui vient obscurcir le projet de Palais de Région.

Après que son montant colossal ait déjà suscité des inquiétudes fort légitimes dans une période de raréfaction de l'argent public qui pose la question des priorités de la majorité socialiste du Conseil Régional ; après qu'il ait été révélé qu'alors que les travaux n'avaient même pas commencé, le futur Palais de la Région, déjà trop petit, nécessitait de louer plusieurs milliers de m² de locaux pour y loger des services ; il apparaît aujourd'hui que les travaux se déroulent dans des conditions indignes pour les centaines d'ouvriers qui travaillent sur son chantier.

Plus que jamais, le Palais de la Région est aujourd'hui LE dossier noir qui n'en finit plus de porter préjudice à la crédibilité du Conseil Régional Rhône-Alpes. Les contribuables Rhônalpins devront-ils continuer longtemps encore à payer le prix de l'imprévoyance de Jean-Jack Queyranne et sa majorité ?

22 mars 2010

Régionales en Isère : les leçons d'un échec

178 - Vote_Isère Le score réalisé hier soir par la liste de la Majorité Présidentielle en Isère est un cruel désaveu. Il serait dérisoire et inutile de tripatouiller les chiffres pour trouver un motif de satisfaction quelconque.
 
2004 n’était déjà pas inscrit dans les annales comme un succès considérable, et pourtant 8 conseillers régionaux de notre liste étaient élus à l’époque. Le pourcentage obtenu hier ne nous permet d’en obtenir que 7 cette fois-ci.
 
Avec 29,52 % seulement des suffrages exprimés en faveur de la liste de Françoise Grossetête, l’Isère s’enterre plus que jamais en réalisant le plus mauvais score de tout Rhône-Alpes, loin derrière l’Ardèche ou la Loire. A Grenoble, l’UMP peine désormais à rassembler 1 électeur sur 4, ce qui nous plonge dans des abysses jamais explorés jusqu’alors.
 
L’heure n’est surtout pas au règlement de compte, mais le devoir d’inventaire s’impose à tous ceux qui souhaitent tirer les leçons de cet échec pour pouvoir rebondir dans l’avenir. Il faut savoir se remettre en question si l’on souhaite repartir sur des bases meilleures.
 
Sans doute faudra-t-il s’interroger sur la capacité de mobilisation locale de militants déplorant trop souvent d’être livrés à eux-mêmes, sans matériel ni consignes pour une campagne de terrain finalement inefficace. Sans doute faudra-t-il un jour accepter de dépenser autant d’énergie en campagne contre la gauche, qu’au moment de la constitution des listes contre certains de nos « compagnons ».
 
Des exemples tels que celui de Vienne ou de Saint-Etienne de Saint-Geoirs par exemple, qui rehaussent considérablement la moyenne départementale, démontrent qu’une forte mobilisation est toujours susceptible de redresser la barre.
 

Pour ma part je ne m’accommode pas de la situation actuelle, qui n’est pas inéluctable. Je n’accepterai jamais qu’une alternative crédible ne soit pas proposée aux gestions locales du PS et de ses alliés, et je prendrai donc, dans les prochaines semaines, des initiatives concrètes pour y remédier. Il s’impose de retrouver le chemin d’une dynamique nouvelle dont nous avons besoin.

Retrouvez ici l'analyse du scrutin par Alain Moyne-Bressand, Député-maire de Crémieu.

21 mars 2010

2ème tour des élections régionales : Résultats en Isère

Comme la semaine dernière, j'étais ce soir en Préfecture de l'Isère pour prendre connaissance en direct de l'annonce des résultats du 2ème tour des élections régionales dans notre département.

Je vous communique donc en primeur les résultats définitifs des trois listes présentées pour le second tour sur le département, Grenoble et une partie du Pays Voironnais.

Rhône-Alpes

Jean-Jack Queyranne (PS/EE/Front de Gauche) : 50,76 %

Françoise Grossetête (Maj. Présidentielle) : 34,02 %

Bruno Gollnisch (Front National) : 15,23 %

Isère

Jean-Jack Queyranne (PS/EE/Front de Gauche) : 55,97 %

Françoise Grossetête (Maj. Présidentielle) : 29,52 %

Bruno Gollnisch (Front National) : 14,51 %

Grenoble

Jean-Jack Queyranne (PS/EE/Front de Gauche) : 64,85 %

Françoise Grossetête (Maj. Présidentielle) : 25,30 %

Bruno Gollnisch (Front National) : 9,86 %

Voiron

Jean-Jack Queyranne (PS/EE/Front de Gauche) : 55,64 %

Françoise Grossetête (Maj. Présidentielle) : 31,62 %

Bruno Gollnisch (Front National) : 12,73 %

Moirans

Jean-Jack Queyranne (PS/EE/Front de Gauche) : 58,17 %

Françoise Grossetête (Maj. Présidentielle) : 27,59 %

Bruno Gollnisch (Front National) : 14,24 %

9ème circonscription :

Jean-Jack Queyranne (PS/EE/Front de Gauche) : 56,21 %

Françoise Grossetête (Maj. Présidentielle) : 29,33 %

Bruno Gollnisch (Front National) : 14,46 %

Canton de Rives

Jean-Jack Queyranne (PS/EE/Front de Gauche) : 58,88 %

Françoise Grossetête (Maj. Présidentielle) : 27,73 %

Bruno Gollnisch (Front National) : 13,39 %

Canton de Voiron

Jean-Jack Queyranne (PS/EE/Front de Gauche) : 57,02 %

Françoise Grossetête (Maj. Présidentielle) : 30,63 %

Bruno Gollnisch (Front National) :12,35 %

Je rendrai compte ici-même, demain, des principales analyses départementales communiquées au travers de la presse, ainsi que de celles que je tire moi-même de ces résultats.

19 mars 2010

Fin de campagne...

FM_AlbencCe soir à l'Albenc, à quelques kilomètres de Vinay, j'assistais à la dernière réunion de campagne organisée dans le département par Fabrice Marchiol, tête de liste Majorité Présidentielle en Isère.

A ses côtés étaient réunis les candidats Vincent Chriqui, Jean-Pierre Girard, Claude Mahier et Renée Vialle, chaleureusement accueillis par le 1er adjoint au Maire de la commune, Henri Cazes.

Les traits tirés des candidats témoignaient d'une campagne éprouvante aux stigmates déjà bien visibles, mais n'étaient pas suffisants pour entamer la motivation de Fabrice Marchiol et la soif de pédagogie dont il a su faire preuve, une fois de plus, devant les questions parfois délicates d'un auditoire attentif.

A l'issue des deux heures de réunion, c'est avec la détermination de ceux qui se battront jusqu'au bout que tout le monde reprenait le chemin du bercail, pour la dernière ligne droite d'une campagne qui s'achèvera désormais bientôt ; avec chevillée au corps une conviction inébranlable : il sera fondamental de se mobiliser dimanche pour apporter le maximum de suffrages aux listes de la majorité présidentielle. C'est un devoir qui s'impose pour préserver les intérêts de la Région Rhône-Alpes.

17 mars 2010

La propagande du Conseil Général en période de campagne électorale...

Journal_CG38 « Isère Magazine » est journal mensuel édité par le Conseil Général, et distribué dans les boîtes aux lettres des ménages du département. Dans son édition de ce mois-ci, il contient un article intitulé « Comment l’Etat étrangle les départements », scandaleux tant sur la forme que sur le fond.

Cet article est tout d’abord scandaleux sur la forme, car outre ses formules excessivement outrancières, il ignore tout simplement les règles les plus élémentaires qui imposent aux collectivités une réserve en période de campagne. Publié à quelques jours du premier tour des élections régionales, cet article développe des mensonges éhontés sur le supposé « désengagement de l’Etat », relayant le même discours que celui développé par André Vallini lors des meetings de soutien à la liste de Jean-Jack Queyranne auxquels il a participé ces dernières semaines. Il reviendra aux responsables de la campagne de la majorité présidentielle de juger de l’opportunité d’entreprendre un recours sur ce fondement.

Sur le fond, cet article est pétri d’approximations, qui se muent allègrement en mensonges et en triomphe de la mauvaise foi :

1) Il n’est tout d’abord pas inutile de rappeler que l’article 72-2 de la Constitution impose juridiquement à l’Etat d’accompagner les transferts de compétences des financements correspondants : « Tout transfert de compétences entre l'État et les collectivités territoriales s'accompagne de l'attribution de ressources équivalentes à celles qui étaient consacrées à leur exercice. Toute création ou extension de compétences ayant pour conséquence d'augmenter les dépenses des collectivités territoriales est accompagnée de ressources déterminées par la loi ».

Par conséquent, tout Conseil Général estimant que les compétences confiées par l’Etat n’ont pas fait l’objet d’une attribution de recettes suffisantes pour les assumer, dispose du droit de formuler un recours devant le Conseil d’Etat, qui peut alors condamner l’Etat à reverser les sommes correspondantes à la collectivité. Or, alors qu’André Vallini affirme dans son article que l’Etat a « volé » 66 millions d’Euros au Conseil Général de l’Isère, il annonce dans le même temps avoir déposé un recours pour récupérer… 865 000 Euros seulement, qui auraient dû être versés selon lui à la Maison départementale du Handicap.

Pourquoi une telle différence ? Si l’Etat doit véritablement 66 millions d’Euros au Conseil Général, pourquoi ce dernier ne réclame-t-il que 850 000 Euros devant les juridictions compétentes ? C’est un peu comme si un particulier, après s’être fait cambrioler des effets personnels à hauteur de 20 000 Euros, déclarait à l’assurance la disparition de 1000 Euros de valeurs… Que doit-on en déduire ? Tout simplement que le Conseil Général fait ici preuve de mauvaise foi, et que les chiffres qu’il avance sont fallacieux !

2) La réalité, c’est que c’est le Conseil Général lui-même qui est le premier responsable du désengagement que l’on constate aujourd’hui parmi les 534 communes du département. Avec la nouvelle organisation en « territoires » qu’il a mise en œuvre, André Vallini a diminué de manière substantielle, et en catimini, l’enveloppe globale de subventionnement qui est nécessaire pour la réalisation d’une multitude de projets locaux. Aujourd’hui, faute de financements de la part du Conseil Général, nombre d’entre eux ne voient pas le jour. Le « désengagement de l’Etat » est donc une rengaine bien pratique pour dissimuler ses propres errances…

3) Si la situation financière du Conseil Général était aussi catastrophique qu’André Vallini l’écrit dans son article de ce mois-ci, alors comment justifier les dépenses inconsidérées qu’il effectue en parallèle ? Je rappelle que le Conseil Général dépense 14 millions d’Euros pour une « Maison du Conseil Général » à Bourgoin-Jallieu, qui alourdira de surcroît de manière considérable le budget de fonctionnement du département pour les années à venir. Je rappelle aussi que Marc Baïetto, premier vice-président du Conseil Général, déclarait encore récemment : « Le Département a une dette quasiment nulle. Tant mieux, puisqu'on a devant nous des projets très ambitieux ». La santé financière du Conseil Général varierait-elle donc au jour le jour, au gré des circonstances… et de la nécessité de faire peur à l’électeur la veille des scrutins ?

On connaissait déjà les inclinations d'André Vallini à transformer les supports d'information de la collectivité en supports de propagande destinés à servir son image. Nous saurons désormais qu'il n'hésite pas à s'en servir également pour les copains, à la veille des échéances électorales...

15 mars 2010

1er tour des régionales en Isère : les leçons à tirer.

Vote Les électeurs se sont exprimés dans les urnes hier à l'occasion du 1er tour. Les chiffres communiqués sur ce blog à la sortie de la préfecture ont été confirmés.

Il convient maintenant de prendre le temps d'un premier état des lieux :

1) Il incombe de se préserver de sentences définitives qui tendraient à faire oublier que l'élection n'est pas encore jouée. Seul le second tour rendra un verdict définitif. Dans l'attente, gardons-nous bien des surprises qui peuvent surgir de tous côtés, et ne faisons pas preuve de précipitation dans l'analyse.

2) Il est évident que les chiffres obtenus par l'UMP en Rhône-Alpes, et qui plus est en Isère et à Grenoble, sont extrêmement décevants. Traficoter les données pour aboutir à un constat contraire de satisfaction serait absurde. Fabrice Marchiol, tête de liste en Isère, a de ce point de vue fait preuve d'une grande responsabilité dans la franchise de son discours. Comme à l'occasion des Européennes de juin dernier, l'Isère est le dernier département de tout Rhône-Alpes, et l'agglomération grenobloise tire les chiffres vers le bas. C'est une réalité qu'il convient d'affronter de face, et dont il faudra tirer, le moment venu mais pas maintenant, les conséquences.

3) La percée écologiste est confirmée, particulièrement en sud-Isère, et il ne fait guère de doute qu'une partie de notre électorat traditionnel est sensibilisé par les problématiques évoquées par les Verts et leurs alliés. A ceux-là, il importe de démontrer que ceux qui promettent de "sauver la planète" sont les premiers responsables de la situation déplorable dans laquelle Grenoble se trouve, en ayant prôné pendant trop longtemps la "viscosité" de la circulation routière au détriment d'une fluidité qui aurait été bien plus bénéfique, avec pour conséquences directes les embouteillages, le bruit, les nuisances et la pollution atmosphérique.

4) Nous connaissons tous autour de nous des amis sympathisants ou militants de l'UMP qui se sont laissé tenter par un vote de fantaisie, ou qui ont considéré que l'abstention serait interprétée comme un acte militant symbolique de leur mécontentement. Au second tour, il est fondamental de faire en sorte qu'ils reprennent le chemin des urnes, en se portant sur la seule alternative crédible à l'oppression fiscale de la gestion PS/PC/Ecolo : les listes conduites par Françoise Grossetête.

Au stade où nous en sommes, chaque voix peut-être décisive dans l'obtention d'un siège supplémentaire à la Région, qui verra peut-être l'un de nos représentants porter une voix fidèle à nos valeurs et nos idées. L'engagement individuel de chacun est donc impératif, et la mobilisation doit se poursuivre.



A propos...
Le blog
Créé en juillet 2008, ce blog est un carnet d'expression personnelle.
Qui suis-je ?
A bientôt 30 ans, domicilié à Voiron, je suis Chargé de mission départemental de l'UMP 38 et Délégué UMP de la 9ème circonscription de l'Isère. J'ai été candidat aux élections législatives de juin 2012 dans cette même circonscription. Je suis par ailleurs diplômé de Sciences Po et de l'École Supérieure de Commerce de Grenoble.
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