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02 janvier 2013

De 2012 à 2013...

367 - 2012_a_2013Les premiers jours de cette nouvelle année 2013 ont balayé 2012 avec, il faut en convenir, peu de regrets. De manière générale, les douze derniers mois qui viennent de s’écouler ont été peu prolixes en bonnes nouvelles et motifs de réjouissance. Les espoirs qui avaient été fondés sur une hypothétique reprise économique ont été déçus. Pire : ils font redouter que l’année qui débute soit elle-même morose et peu favorable à un retour significatif de la croissance.

Il faut dire que ce que l’on retiendra de 2012 ne peut raisonnablement pas susciter l’enthousiasme.

A l’échelle internationale, l’espoir suscité par le « printemps arabe » a laissé place à un scepticisme inquiétant quant à la nature véritable des régimes d’aujourd’hui qui doivent succéder aux tyrannies renversées hier. Les tensions ravivées au Proche-Orient éloignent les perspectives d’un nouveau processus de paix. Les troupes occidentales se désengagent d’Afghanistan sans avoir gagné l’assurance qu’un régime stable et démocratique puisse s’imposer dans la durée. Tandis que des gens meurent chaque jour dans des conflits Africains au travers desquels des dictateurs en passe d’être déchus dénoncent devant la communauté internationale les tentatives de prise du pouvoir par la force dont ils avaient eux-mêmes bénéficié dans un passé proche… Ces évènements sont lointains sans l’être : chacune de ces turbulences rejaillit d’une manière ou d’une autre sur les pays occidentaux qui ne peuvent être indifférents au nouvel équilibre du monde qui se dessine. Et chacun sait que les ferments du terrorisme ne s’épanouissent jamais mieux que dans la détresse et la souffrance générés par les conflits d’horizons divers.

En France, je ne surprendrai personne en évoquant les occasions manquées des deux échéances électorales majeures qui se sont déroulées en mai et juin derniers. Et je garde intacte la conviction que Nicolas Sarkozy avait le tempérament et les qualités nécessaires pour conduire mieux que celui qui lui a succédé au redressement du pays. Lui donner l’occasion d’un second quinquennat, dépourvu de toute ambition de 3ème mandat que la Constitution n’autorise pas, aurait à n’en pas douter ouvert des perspectives inédites de réforme et de modernisation du pays. La dignité de la reconnaissance de sa défaite, et celle de son départ, n’auront pas manqué de susciter du doute auprès de certains de ses détracteurs. Trouble renforcé par les approximations - d’aucuns diront « amateurisme » ou « inaptocratie » - des premiers mois de gouvernance de François Hollande, de son gouvernement et de sa majorité parlementaire. Rien, en somme, qui puisse conduire à la sérénité.

En Isère, les élections législatives du mois de juin sont à observer en demi-teinte. L’élection de seuls deux Députés sur 10 candidats, Alain Moyne-Bressand dans la 6ème circonscription, et Jean-Pierre Barbier dans la 7ème, est une déception à tempérer par l’influence majeure d’un contexte défavorable qui ne permettait probablement guère de faire davantage, en dépit des qualités intrinsèques de nos représentants, et des campagnes intenses de terrain conduites par eux. Nos deux Députés, par les qualités qui sont les leurs, sauront être des défenseurs efficaces de nos idées, et des porte-parole fidèles de leurs administrés et de ceux qui se battent à leurs côtés. Plusieurs de nos candidats ont manqué la victoire d’une courte-tête, tandis que d’autres réalisaient sur leur circonscription des résultats largement honorables en déjouant les pronostics parfois malveillants. En Isère, ces législatives sont finalement riches en promesse d’avenir.

L’expérience de ma propre candidature sur les cantons de Voiron-Voreppe, Rives-Moirans, Tullins, Vinay, Saint-Marcellin et Pont-en-Royans, n’a conduit qu’à renforcer la détermination de mon engagement personnel. Je mesure pleinement la responsabilité de la confiance que m’ont apportée 23 226 électeurs de la 9ème circonscription, et je leur garantis ma disponibilité et ma mobilisation avec la plus grande vigilance sur l’ensemble du territoire. Je retiendrai particulièrement la richesse des rencontres pendant cette période, les visites d’entreprises et d’exploitations agricoles, la vérité des échanges francs et sans intermédiaire. Je ne remercierai jamais assez ceux qui m’ont accompagné pendant ces longs mois de campagne, au premier rang desquels mon suppléant Pierre Rousset, Maire de La Sône que je tiens dans la plus grande estime, et tous les amis, militants et élus fidèles sans qui rien n’aurait été possible.

Je resterai bref sur les turbulences internes à l’UMP qui ont émaillé la fin de l’année 2012, et qui ne peuvent que décevoir cruellement les militants au rang desquels je suis. Ce sont des signaux forts qui devront être donnés en 2013 pour renouer la confiance.

Confiance. Tel sera le mot clé de cette année 2013. Ce sont effectivement deux alternatives opposées qui nous seront offertes au cours des prochains mois : soit nous nous replierons sur nos acquis par peur des incertitudes du lendemain, participant au grippage du système économique et alimentant la spirale des peurs réciproques ; soit nous prendrons le pari collectif que le redressement est entre nos mains, et qu’il ne dépend que de notre capacité à l’anticiper pour qu’il survienne. Alors nos esprits établiront le climat nécessaire aux espoirs qui précèdent les victoires.

Le contexte morose n’est certes pas propice à l’optimisme béat. Mais le réalisme ne doit pas miner la confiance. La responsabilité des pouvoirs publics, de l’Etat, du gouvernement et des collectivités, sera évidemment majeure pour ne pas contrarier les élans de ceux qui produisent, consomment, et participent à créer de la richesse par leur travail. De ce point de vue, les signaux donnés par ceux qui nous gouvernent depuis 6 mois sont malheureusement contraires à ce qui serait nécessaire… Loin des polémiques inutiles et coupables en ces circonstances, le rôle de l’opposition devra être d’appuyer les bonnes initiatives, et de réorienter l’action dans la bonne direction chaque fois que cela sera possible.

Pour la 9ème circonscription, pour Voiron et le Pays Voironnais, je figurerai parmi les acteurs vigilants des décisions prises pour notre territoire. Sans dogmatisme mais sans concession sur les fondamentaux, je prendrai part à la dynamique de ceux qui s’engagent pour réhabiliter le bon sens, le respect du travail, et la rigueur nécessaire à une administration efficiente, à la fois ambitieuse et soucieuse des deniers publics.

Je crois en l’avenir, car je crois en le potentiel de la France, et en la richesse de nos territoires. C’est à ceux qui les animent qu’il reviendra d’être à la hauteur.

16 janvier 2012

Triple A : de fantasmes en réalités déformées

327 - AAAC'est fait. Et tout le monde s'y attendait. L'agence de notation Standard & Poor's a dégradé la note de la France, qui perd son fameux "AAA" pour un "AA+". Et les chroniques s'affolent, et les leaders de l'opposition s'agitent, et la majorité des Français peine à comprendre ce que cela signifie vraiment.

Ce que cela signifie ? D'abord que seule une agence de notation (sur 3) a décidé d'abaisser la note de la France. Les deux autres principales, Fitch et Moody's, confirmant quant à elles leur note AAA pour la France. Mais de cela les détracteurs du Gouvernement ne parlent pas, préférant triompher des mauvaises nouvelles quitte à occulter délibérément celles qui rassurent. De quoi nous éclairer, au passage, sur l'esprit de responsabilité de ceux qui font des difficultés de notre pays un fonds de commerce.

En transformant la note de la France de AAA en AA+, Standard & Poor's a donné à la France un 19/20 au lieu du 20/20 dont elle disposait jusqu'à présent. Une faiblesse qui provoquerait peut-être des sueurs aux bons élèves soucieux de préserver leur moyenne immaculée, mais qui relativise tout de même la signification réelle de cette dégradation. Même aux yeux de Standard & Poor's, la France demeure une valeur sûre en capacité de rembourser sa dette.

Ce sont les marchés financiers eux-mêmes qui ont d'ailleurs donné ce lundi la meilleure mesure de l'impact réel de cette perte du triple A de la France pour l'agence S&P : le CAC 40 enregistrait dans le courant de l'après-midi une hausse de son cours de près de 1%, et à l'occasion d'une levée obligataire, la France a emprunté 8,59 milliards d'Euros à court terme à des taux inférieurs à ceux d'avant la perte du AAA !

Moralité ? La perte du triple A était attendue dans le contexte économique international tourmenté que nous connaissons. Les acteurs économiques l'avaient anticipée depuis longtemps déjà, et la nouvelle tombée vendredi soir n'a donc pas eu d'impact sur les taux d'intérêt auxquels la France peut emprunter, seule conséquence négative que cette information aurait pu occasionner.

Les réactions faussement outrées de François Hollande, Eva Joly & co., qui espèrent tirer bénéfice des tourments de l'actualité, auront au moins eu le mérite de révéler leur vrai visage : celui de personnages de théâtre bassement opportunistes, et à l'évidence indignes d'exercer le pouvoir auquel ils prétendent.

30 décembre 2011

Un dernier "coup de gueule" pour finir l'année...

322 - Chèvres_BévenaisC'est par un bref "coup de gueule" que je clôturerai l'année sur ce blog, après la lecture d'un court article dans les pages locales du Dauphiné Libéré qui m'a ému et occasionné un peu d'amertume... (cliquer ci-contre)

Dans l'édition de mercredi, il était fait état de la situation d'un éleveur de chèvre de Bévenais (à côté du Grand Lemps), qui venait de se séparer de ses animaux. La cause ? Ses installations n'étaient plus en conformité avec les directives européennes et les normes qu'elles édictent. Les chèvres étaient pourtant vaccinées, pucées, et produisaient un lait manifestement de qualité. Mais l'inflexibilité des normes communautaires ne parle pas le langage du terroir.

Pour être honnête, je ne connais pas cet agriculteur, je ne connais pas son élevage, et je ne connais rien de plus à sa situation que ce qui a été exposé brièvement dans le Dauphiné Libéré en quelques lignes. Mais cette anecdote s'ajoute à la longue liste des petits producteurs locaux déjà contraints de mettre la clé sous la porte, parce que leur équilibre financier précaire ne leur permet pas d'accomplir les travaux de mise aux normes rendus obligatoires par les instances Bruxelloises.

Loin de moi la volonté de m'adonner à des élans "europhobes" - tout juste conviendrai-je qu'ils soient parfois "eurosceptiques" - dans cette période où la construction communautaire est justement le meilleur des remparts à la crise économique dans laquelle nous sommes englués.

Mais tout de même... Il serait temps que l'Europe sache établir des barrières douanières pour protéger nos marchés, au moins aussi efficacement qu'elle est parfois capable d'empêcher l'exportation de nos roqueforts ou d'autres fromages de terroir. Et il serait temps que l'Europe sache réguler certains de ses flux migratoires qui portent préjudice à l'équilibre de ses états membres... avant de s'attacher à régenter les flux de chèvres dans nos campagnes !

27 décembre 2011

Communisme un jour... communisme toujours ?

321 - Obsèques_Kim_Jong_ilKim Jong-il est mort, en ce dernier mois de l'année 2011. Et il appartient aux disparitions que nous ne pleurerons pas. Après avoir tenu son pays et son peuple d'une main de fer pendant 17 ans, c'est sous les mêmes auspices totalitaires qu'il transmet le pouvoir à son fils Kim Jong-eun, manifestement pas franchement décidé à opérer une transition vers un exercice démocratique du pouvoir.

Les obsèques publiques de celui qui était (ironiquement ?) qualifié de "Dirigeant bien aimé" ont donné lieu à des scènes d'affliction collective délirantes. Des centaines de personnes, dans les rues ou dans les rangs de l'armée, suppliant à genoux, l'air désespéré et les larmes coulant à torrent, pour pleurer la mort de celui qui les tenait sous son joug oppressif.

Quelle était la part de crainte, dans ces réactions à l'évidence excessives, où l'on imagine que celui qui serait pris en "flagrant délit d'indifférence" serait sévèrement réprimé ? Et quelle était la part d'endoctrinement susceptible d'avoir introduit une part de sincérité dans ces manifestations éplorées ?

Toujours est-il que cette démonstration est la dernière en date des excès des régimes communistes, qui jusqu'à ce jour n'ont pas été capables de faire la démonstration d'autre chose que d'une incarnation personnelle et autoritaire du pouvoir. Qu'il s'agisse de Lénine, de Staline, de Mao, de Pol Pot ou de Kim Jong-il, le communisme au pouvoir n'a produit que mort, violence et souffrance. Jamais un régime de son inspiration, aussi furtif soit-il, n'a prouvé sa capacité à incarner autre chose.

Et pendant ce temps là... En France, le Parti Communiste continue de s'exprimer, les héritiers de la Ligue Communiste Révolutionnaire revendiquent toujours l'avènement d'une révolution prolétarienne, leurs doctrines nauséabondes continueront d'être défendues par des candidats à l'élection présidentielle de 2012, et "l'Humanité" paraît quotidiennement dans les kiosques en dépit de son héritage lourd à porter. Telles sont les limites des leçons de l'Histoire... et peut-être de notre régime démocratique ?

 

18 septembre 2011

La Lybie libérée : le triomphe du courage diplomatique de la France

290 - Sarkozy_Lybie C’est un pays tout entier qui a accueilli Nicolas Sarkozy d’une liesse sans pareille lors de sa visite, cette semaine, dans la Lybie fraichement émancipée de la tutelle du despote Khadafi. Un témoignage de joie, des manifestations de reconnaissance, et des mots pour notre pays qui n’ont pas pu laisser insensible ceux qui sont attachés à la représentation de la France dans le monde et à sa fidélité aux valeurs qui ont construit son prestige dans l’Histoire.

Nicolas Sarkozy a en effet été accueilli avec une ferveur digne de celle qui serait accordée à un libérateur. Ce n’est pas le fruit du hasard.

Bref retour sur 6 mois qui marqueront durablement l’Histoire de la présence de notre pays sur la scène internationale.

10 mars 2011 : Cinq jours seulement après la création du Conseil National de Transition libyen (CNT), Nicolas Sarkozy reçoit à l’Elysée ses deux représentants, Mahmoud Jibril et Ali Essaoui. Il annonce qu'il reconnaît le CNT comme seul représentant légitime du peuple libyen. La France est le premier pays à prendre cette décision, qui sera rapidement suivie par la quasi-totalité de la communauté internationale.

11 mars 2011 : C’est à l'initiative de la France que se tient à Bruxelles un Conseil européen extraordinaire consacré à la situation de la Libye.

17 mars 2011 : La France, soucieuse de donner une base légale à l'aide concrète qu'elle souhaite apporter au peuple Libyen, entraîne solidairement avec la Grande Bretagne l’adoption d’une résolution au Conseil de Sécurité de l’ONU qui autorise les moyens militaires pour protéger les populations civiles.

19 mars 2011 : Nicolas Sarkozy réunit à l'Élysée le « Sommet de Paris pour le soutien au peuple libyen », en présence notamment du Secrétaire général de l'ONU et des représentants de nombreux Etats du monde entier. Le même jour, des avions militaires français interviennent pour protéger la population de Benghazi, directement menacée par les troupes de Kadhafi. Ils sont les premiers, et les contraignent à se replier.

15 avril 2011 : Le président français, le président des États-Unis et le premier ministre britannique signent une tribune rappelant les raisons de leur engagement et leur volonté d'aider les libyens à reconstruire une nouvelle Libye après la chute du régime Kadhafi.

22 août 2011 : Tripoli est libérée. Durant tout l'été, la France aura maintenu un engagement militaire intense pour protéger les populations civiles libyennes, notamment à Misrata et à Brega, où elle a engagé des hélicoptères. A elle seule, la France aura assumé un tiers des opérations.

Nul ne conteste aujourd’hui que sans la France, rien de tout ce qui s’est passé en Lybie n’eût été possible.

Nombreux sont ceux qui, depuis 2007, ont souligné que la présidence de Nicolas Sarkozy témoigne d’une rupture sensible de la ligne diplomatique traditionnelle de la France. C’est vrai. Et qu’elle puisse ne pas convenir à tout le monde est une réalité évidemment admissible. Mais une autre l’est tout autant : la France rayonne aujourd’hui sur la scène internationale, par l’action volontaire de Nicolas Sarkozy, qui s’est révélé dans un rôle exemplaire d’homme d’Etat.

09 septembre 2011

Le commandant Massoud, ou l'amertume d'une oeuvre inachevée

286 - Massoud Ce mois de septembre 2011 marque le triste anniversaire d'évènements tragiques dont les stigmates ne cessent de hanter notre quotidien depuis maintenant 10 ans. A défaut de retranscrire l'émotion du 11 septembre 2001 mieux que ne le font les images toujours aussi terrifiantes que l'on connait malheureusement par coeur, c'est au sujet du 10ème anniversaire de la disparition du commandant Ahmad Shah Massoud que j'ai préféré écrire.

Le 9 septembre 2001, le commandant Massoud tombe, victime de la caméra piégée de deux terroristes dissimulés sous l'identité de faux journalistes belges. Celui qui aura mille fois échappé aux balles pendant plus de 30 ans de lutte armée contre des oppresseurs successifs, succombe à la lâcheté d'un engin explosif.

L'Afghanistan vient de perdre la figure majeure de sa lutte pour la liberté souveraine. Et c'est avec l'amertume palpable de ceux qui réalisent trop tard la valeur de celui qui vient de disparaître, qu'une majorité de chefs d'Etat occidentaux déplore la mort de celui dont ils vantent unanimement les louanges. La lutte du commandant Massoud aurait dû être épaulée davantage qu'elle ne l'a été. Les 10 années écoulées depuis sa mort ne font qu'en révéler l'évidence.

Leader musulman respecté par les croyants de la communauté à travers le monde, défenseur des droits de la femme sous la tutelle avilissante d'un régime taliban fondamentaliste et rétrograde, chef charismatique capable de s'adresser avec talent aux diplomates du monde entier depuis les tribunes les plus prestigieuses, le commandant Massoud a laissé derrière lui un vide immense.

A l'intelligence de ses positions mesurées a succédé l'affrontement de deux caricatures incarnées par George W. Bush en Président rancunier d'une Amérique conquérante et puritaine, et Oussama Ben Laden en fossoyeur illuminé des fondements sincères d'une religion pacifiste et respectueuse d'autrui. A la volonté de dialogue ont succédé les conséquences meurtrières de l'idée qu'une guerre de civilisation puisse être enclenchée.

Ahmad Shah Massoud aurait été vivant, que le pays qu'il aimait tant ne serait pas dans l'impasse qu'on lui connaît aujourd'hui. Et avec lui seraient demeurées intactes les perspectives d'un dialogue international constructif et dépassionné, en lieu et place, peut-être, de la triste guerre dont on pleure les victimes... chez nous aussi.

20 juillet 2011

Crise financière en Europe : la France résiste mieux que ses voisins !

278 - Crise_bourse En 2008, la crise financière frappait l'ensemble du monde occidental à la suite de l'effondrement bancaire lié à la crise des subprimes. 3 ans plus tard, alors que le bout du tunnel semblait devoir apparaître, c'est une autre crise qui nous menace : celle de la dette excessive des pays industrialisés.

C'est d'abord la situation de la Grèce qui a attiré tous les regards, mettant en évidence les conséquences d'une gestion excessivement laxiste sur plusieurs années, ainsi que l'interdépendance des Pays Européens, et donc les conséquences du fléchissement de l'un d'entre eux sur l'ensemble de l'Union, et sur l'Euro.

En atteignant le plafond légal de leur dette, les Etats-Unis ont ensuite démontré que le problème de la dette publique n'était pas seulement européen. Et les banques ont alors donné des signes de fébrilité, la banqueroute d'un Etat occidental risquant d'entraîner dans sa chute plusieurs établissements financiers majeurs.

Mais alors qu'on en vient de nouveau à évoquer le spectre d'une crise qui pourrait éclabousser l'ensemble de la planète, tous les pays sont-ils impactés de manière équivalente ?

Il ne s'agit pas ici de dédouaner la France de ses responsabilités. Mais un constat s'impose : la santé économique de notre pays est meilleure que celle de beaucoup de ses voisins.

Quelques chiffres en témoignent :

  • Le PIB de la zone euro en 2011 est inférieur à celui de l'année 2007. Le PIB français est pour sa part 1% au dessus de celui de 2007 ;
  • La consommation des ménages Français est 4,5% plus élevée en 2011 qu'en 2007. Nous sommes le seul pays européen où la consommation annuelle n'ait jamais baissé : aucune année négative malgré la crise ;
  • La hausse des prix à la consommation en France (+ 7,4%) a été inférieure à la hausse moyenne dans la zone Euro (+8%) sur la même période ;
  • Le niveau de l'emploi en France est plus élevé en 2011 qu'en 2007. La France fait partie des rares pays, avec l'Allemagne, les Pays Bas et la Belgique, où l'emploi est plus élevé après la crise qu'avant. En Espagne, en Italie, au Portugal, en Irlande ou aux Etats-Unis, le taux d'accroissement emploi 2011/emploi 2007 s'échelonne entre -2 à -14% ! ;
  • La croissance en France a été de 1,5% en 2010, soit deux fois plus que les prévisions de départ, et elle a été de 1% au premier trimestre 2011 : c'est le plus fort taux de croissance depuis le 2ème trimestre 2006, et c'est le double de celui de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis ;
  • La croissance manufacturière affiche sa plus forte croissance de ces trente dernières années (+3,4%). Le plan de relance a permis de préserver nos capacités de production qui permettent le rebond que nous enregistrons aujourd'hui.

Il ne s'agit évidemment pas de se satisfaire d'une situation difficile, et encore moins d'évoquer ces chiffres pour refuser de voir les indicateurs préoccupants. J'aurai d'ailleurs l'occasion de revenir prochainement sur la question spécifique de la gestion de notre dette publique. Mais noircir excessivement le tableau en refusant de regarder les succès de ces dernières années serait tout autant improductif.

Nul doute que cette situation "moins pire" qu'ailleurs est le résultat des initiatives économiques volontaires et réactives adoptées par le gouvernement sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy. Un capitaine est à la barre : sans doute son action a-t-elle permis d'éviter la catastrophe. Il demeure le mieux à même de nous permettre de faire face aux difficultés de la zone Euro.

14 mars 2011

Le courage du peuple Japonais

252 - Séisme_japon Le Japon est touché par l'une des plus graves crises survenues sur la planète en ce début de 21ème siècle.

A un séisme de magnitude 9 sur l'échelle de Richter a succédé un tsunami quasi-simultané, dévastant avec une puissance inimaginable toute construction jusqu'à plusieurs kilomètres à l'intérieur des côtes. Ce sont ensuite des incidents en chaîne sur la centrale nucléaire de Fukushima, et les fuites radioactives qui les accompagnent, qui mettent potentiellement en péril la vie des habitants à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde

Je n'engagerai pas ici de débat sur la pertinence de l'énergie nucléaire, pas plus que je n'entrerai dans le détail d'une situation qui, de toutes façons, évolue trop rapidement pour pouvoir être commentée utilement par écrit.

Je souhaite simplement saluer en quelques mots l'exemplarité du peuple Japonais, et dire combien sa discipline, sa rigueur, sa noblesse et son courage m'ont impressionné.

La tragédie que vivent les nippons a été filmée sous tous les angles, en direct sur les chaînes de téléision du monde entier. Et pourtant, aucune image n'a montré des Japonais en fuite désordonnée, aucune caméra n'a révélé des villes sous le désordre de la panique, aucune interview n'a donné lieu à des propos fatalistes, polémiques ou critiques sur la gestion de la crise par les autorités nationales.

Le peuple Japonais est un grand peuple, qui se confronte à la crise inédite qu'il traverse avec la dignité qui le caractérise. Les hommes ne fuient pas ; ils protègent leur famille et retournent au travail pour commencer à reconstruire sans perdre un instant, en limitant ainsi les impacts de la crise qui seront néanmoins, et ils le savent, terriblement douloureux. Ils ne se laissent pas gagner par le pessimisme : ils luttent car ils savent que comme toujours par le passé, leur destin est entre leurs mains, pas ailleurs.

Que le vent amène des particules radioactives sur la capitale, et les Tokyoïtes se confinent chez eux, appliquant avec une discipline sans faille les consignes dictées par leur gouvernement ; que le vent change de direction et diffuse la radioactivité vers le large, alors les entreprises retrouvent leur activité, et les salariés leur poste de travail.

Partout ailleurs dans le monde - et sans doute à commencer par la France... - le chaos gagnerait gares et aéroports, devant la frénésie de foules qui chercheraient à fuir en dépit de consignes préconisant le contraire. Au Japon, les trains circulent certes avec une cadence accentuée vers le sud du pays, mais les gares demeurent calmes et ordonnées.

Tous les occidentaux présents sur place en témoignent avec admiration : les Japonais font preuve d'un sang-froid et d'une détermination qui forcent le respect. Sans doute sont-ce ces traits de tempérament qui ont permis à ce si petit pays de se hisser au rang des plus grandes puissances mondiales. Sans doute sont-ce eux qui lui ont permis de se redresser après les épreuves terribles qui lui ont été imposées par un 20ème siècle peu conciliant à son égard.

Amateur de sports de combat et d'arts martiaux, j'ai depuis de nombreuses années la plus grande admiration pour de nombreux athlètes Japonais, Tatsuya Kawajiri, Mitsuhiro Ishida, Rumina Sato et Hayato Sakurai en tête, dont les noms restent cependant inconnus du grand public en France. Mais ce que je constate aujourd'hui avec émotion, c'est que le Japon compte une Nation entière de combattants.

Au peuple Japonais, j'exprime toute ma solidarité. Tout mon respect aussi.

17 janvier 2011

Tunisie : et maintenant ?

242 - Soulèvement_Tunisie Le soulèvement général de la population Tunisienne a conduit à l'effondrement du Régime et à la fuite du Président Ben Ali. Il est aujourd'hui naturel de se réjouir de cette situation : le peuple Tunisien a exprimé de manière souveraine et courageuse son aspiration au changement, et c'est une gouvernance autocrate et autoritaire qui s'effondre. Le pillage de certaines richesses du pays par la famille du Président déchû, juste avant son départ, ne peut que renforcer ce sentiment.

Il me semble pourtant qu'il y a désormais 3 réalités qu'il ne faut pas perdre à l'esprit :

  • Il est utile de ne pas perdre trop rapidement la mémoire au sujet de ce qu'exprimaient certains responsables Français jusqu'à récemment. C'est une question de responsabilité. Le Parti Socialiste est aujourd'hui prompt à saluer le courage du peuple Tunisien, en accusant l'Elysée et le Gouvernement d'être excessivement réservés dans leurs commentaires. Internet nous rappelle pourtant que Dominique Strauss-Khan, Président du FMI, saluait il y a quelques mois encore la politique économique du gouvernement Tunisien, embrassant Ben Ali, et exprimant son optimisme sur le devenir de la situation Tunisienne : "Le jugement que le FMI porte sur la politique Tunisienne est très positif. (...) En Tunisie, les choses continueront de fonctionner correctement." (cf. vidéo ci-dessous). Il est également utile de rappeler que le parti politique de Ben Ali, le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD), est membre de l'Internationale Socialiste... Quand les socialistes Français l'ont-ils dénoncé ? ;
  • Un Régime autoritaire est tombé. Le plus dur reste maintenant à accomplir  pour les Tunisiens : en restaurer un nouveau qui saura rétablir l'ordre dans le pays tout en garantissant les libertés individuelles, et en les préservant de l'émergence d'un Régime islamiste, que d'aucuns estiment envisageable ;
  • L'avenir de la Tunisie n'appartient qu'aux Tunisiens, qui viennent de démontrer leur capacité à prendre leur destin en mains. Il convient maintenant de les aider à accomplir l'émergence d'un régime démocratique si telle est la volonté qu'ils expriment, sans pour autant faire preuve d'ingérence dans les affaires intérieures du pays, qui ne nous regardent pas.

Le passé nous a enseigné que beaucoup d'espoirs pouvaient être déçus. C'est donc la vigilance, plus que l'exaltation, qui s'impose.

09 novembre 2009

9 novembre : un anniversaire ne doit pas en dissimuler un autre...

MurBerlin_DeGaulle En ce 9 novembre, difficile de ne pas s’en souvenir au regard du déchaînement médiatique qui accompagne cet anniversaire, nous fêtons les 20 ans de la chute du mur de Berlin. Cet évènement historique marquait la réconciliation de deux Allemagnes séparées par un mur de béton de 155 kilomètres de long et 3,6 mètres de haut. Elle marquait surtout le prélude de l’effondrement du bloc soviétique, dont le modèle économique, social et sociétal était arrivé à bout de souffle.

Le 9 novembre 1989, j’avais 4 ans. Et pourtant, j’ai encore le souvenir de quelques images alors diffusées à la télévision, qui montraient des centaines d’Allemands juchés sur un mur tagué et effrité, des marteaux ou des pioches à la main, pour achever sa destruction. C’était incontestablement un moment fort. Je n’y comprenais sans doute pas grand-chose, mais le fait que ces quelques clichés soient figés dans ma mémoire montre sans doute que leur pouvoir d’évocation ne permettait à personne d’échapper à la portée de l’évènement.

Mais comme c’est souvent le cas, un moment fort en dissimule un autre. En l’occurrence, le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin occulte le 39ème anniversaire de la mort du Général de Gaulle. En effet, le 9 novembre 1970 est également une date que nous devons garder en mémoire, car elle marque la disparition de l’Homme exceptionnel que fut le Général : le héros de la Seconde Guerre mondiale, le sauveur de la France, qui sut ensuite la doter d’institutions stables, et la guider sur le chemin de l’indépendance diplomatique et de la modernité technologique.

Rares sont les personnages au sujet desquels on peut affirmer que l'absence aurait modelé un visage différent de notre pays. Le Général de Gaulle fait incontestablement partie de ceux-ci. J'espère que l'an prochain, à l'occasion des 40 ans de sa disparition, la France saura lui rendre un hommage équivalent à celui des 20 ans de la chute du mur de Berlin.



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Le blog
Créé en juillet 2008, ce blog est un carnet d'expression personnelle.
Qui suis-je ?
A bientôt 30 ans, domicilié à Voiron, je suis Chargé de mission départemental de l'UMP 38 et Délégué UMP de la 9ème circonscription de l'Isère. J'ai été candidat aux élections législatives de juin 2012 dans cette même circonscription. Je suis par ailleurs diplômé de Sciences Po et de l'École Supérieure de Commerce de Grenoble.
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