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02 janvier 2013

De 2012 à 2013...

367 - 2012_a_2013Les premiers jours de cette nouvelle année 2013 ont balayé 2012 avec, il faut en convenir, peu de regrets. De manière générale, les douze derniers mois qui viennent de s’écouler ont été peu prolixes en bonnes nouvelles et motifs de réjouissance. Les espoirs qui avaient été fondés sur une hypothétique reprise économique ont été déçus. Pire : ils font redouter que l’année qui débute soit elle-même morose et peu favorable à un retour significatif de la croissance.

Il faut dire que ce que l’on retiendra de 2012 ne peut raisonnablement pas susciter l’enthousiasme.

A l’échelle internationale, l’espoir suscité par le « printemps arabe » a laissé place à un scepticisme inquiétant quant à la nature véritable des régimes d’aujourd’hui qui doivent succéder aux tyrannies renversées hier. Les tensions ravivées au Proche-Orient éloignent les perspectives d’un nouveau processus de paix. Les troupes occidentales se désengagent d’Afghanistan sans avoir gagné l’assurance qu’un régime stable et démocratique puisse s’imposer dans la durée. Tandis que des gens meurent chaque jour dans des conflits Africains au travers desquels des dictateurs en passe d’être déchus dénoncent devant la communauté internationale les tentatives de prise du pouvoir par la force dont ils avaient eux-mêmes bénéficié dans un passé proche… Ces évènements sont lointains sans l’être : chacune de ces turbulences rejaillit d’une manière ou d’une autre sur les pays occidentaux qui ne peuvent être indifférents au nouvel équilibre du monde qui se dessine. Et chacun sait que les ferments du terrorisme ne s’épanouissent jamais mieux que dans la détresse et la souffrance générés par les conflits d’horizons divers.

En France, je ne surprendrai personne en évoquant les occasions manquées des deux échéances électorales majeures qui se sont déroulées en mai et juin derniers. Et je garde intacte la conviction que Nicolas Sarkozy avait le tempérament et les qualités nécessaires pour conduire mieux que celui qui lui a succédé au redressement du pays. Lui donner l’occasion d’un second quinquennat, dépourvu de toute ambition de 3ème mandat que la Constitution n’autorise pas, aurait à n’en pas douter ouvert des perspectives inédites de réforme et de modernisation du pays. La dignité de la reconnaissance de sa défaite, et celle de son départ, n’auront pas manqué de susciter du doute auprès de certains de ses détracteurs. Trouble renforcé par les approximations - d’aucuns diront « amateurisme » ou « inaptocratie » - des premiers mois de gouvernance de François Hollande, de son gouvernement et de sa majorité parlementaire. Rien, en somme, qui puisse conduire à la sérénité.

En Isère, les élections législatives du mois de juin sont à observer en demi-teinte. L’élection de seuls deux Députés sur 10 candidats, Alain Moyne-Bressand dans la 6ème circonscription, et Jean-Pierre Barbier dans la 7ème, est une déception à tempérer par l’influence majeure d’un contexte défavorable qui ne permettait probablement guère de faire davantage, en dépit des qualités intrinsèques de nos représentants, et des campagnes intenses de terrain conduites par eux. Nos deux Députés, par les qualités qui sont les leurs, sauront être des défenseurs efficaces de nos idées, et des porte-parole fidèles de leurs administrés et de ceux qui se battent à leurs côtés. Plusieurs de nos candidats ont manqué la victoire d’une courte-tête, tandis que d’autres réalisaient sur leur circonscription des résultats largement honorables en déjouant les pronostics parfois malveillants. En Isère, ces législatives sont finalement riches en promesse d’avenir.

L’expérience de ma propre candidature sur les cantons de Voiron-Voreppe, Rives-Moirans, Tullins, Vinay, Saint-Marcellin et Pont-en-Royans, n’a conduit qu’à renforcer la détermination de mon engagement personnel. Je mesure pleinement la responsabilité de la confiance que m’ont apportée 23 226 électeurs de la 9ème circonscription, et je leur garantis ma disponibilité et ma mobilisation avec la plus grande vigilance sur l’ensemble du territoire. Je retiendrai particulièrement la richesse des rencontres pendant cette période, les visites d’entreprises et d’exploitations agricoles, la vérité des échanges francs et sans intermédiaire. Je ne remercierai jamais assez ceux qui m’ont accompagné pendant ces longs mois de campagne, au premier rang desquels mon suppléant Pierre Rousset, Maire de La Sône que je tiens dans la plus grande estime, et tous les amis, militants et élus fidèles sans qui rien n’aurait été possible.

Je resterai bref sur les turbulences internes à l’UMP qui ont émaillé la fin de l’année 2012, et qui ne peuvent que décevoir cruellement les militants au rang desquels je suis. Ce sont des signaux forts qui devront être donnés en 2013 pour renouer la confiance.

Confiance. Tel sera le mot clé de cette année 2013. Ce sont effectivement deux alternatives opposées qui nous seront offertes au cours des prochains mois : soit nous nous replierons sur nos acquis par peur des incertitudes du lendemain, participant au grippage du système économique et alimentant la spirale des peurs réciproques ; soit nous prendrons le pari collectif que le redressement est entre nos mains, et qu’il ne dépend que de notre capacité à l’anticiper pour qu’il survienne. Alors nos esprits établiront le climat nécessaire aux espoirs qui précèdent les victoires.

Le contexte morose n’est certes pas propice à l’optimisme béat. Mais le réalisme ne doit pas miner la confiance. La responsabilité des pouvoirs publics, de l’Etat, du gouvernement et des collectivités, sera évidemment majeure pour ne pas contrarier les élans de ceux qui produisent, consomment, et participent à créer de la richesse par leur travail. De ce point de vue, les signaux donnés par ceux qui nous gouvernent depuis 6 mois sont malheureusement contraires à ce qui serait nécessaire… Loin des polémiques inutiles et coupables en ces circonstances, le rôle de l’opposition devra être d’appuyer les bonnes initiatives, et de réorienter l’action dans la bonne direction chaque fois que cela sera possible.

Pour la 9ème circonscription, pour Voiron et le Pays Voironnais, je figurerai parmi les acteurs vigilants des décisions prises pour notre territoire. Sans dogmatisme mais sans concession sur les fondamentaux, je prendrai part à la dynamique de ceux qui s’engagent pour réhabiliter le bon sens, le respect du travail, et la rigueur nécessaire à une administration efficiente, à la fois ambitieuse et soucieuse des deniers publics.

Je crois en l’avenir, car je crois en le potentiel de la France, et en la richesse de nos territoires. C’est à ceux qui les animent qu’il reviendra d’être à la hauteur.

Commentaires

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Bonne Année 2013 Julien ...et bonne analyse de la situation ;tu as raison en ces temps de turbulence ( dans votre Famille et la nôtre )il faut soigner les fondamentaux ...et s'en tenir ! Seule diffère la priorité.
De mon côté c'est l'emploi , l'emploi ,l'emploi , mais pas n'importe comment :une Politique ne se définit pas au gré des humeurs et des égoismes.Il ne faut pas oublier la majorité des personnes qui n'ont pas la latitude de contrer les aléas de la vie.Ni angélisme ni autoritarisme mais fermeté et justice (réelle) sociale.
Si nous comprenons cela la voie du progrès est tracée.
Bonne route Julien.
Pierre

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Le blog
Créé en juillet 2008, ce blog est un carnet d'expression personnelle.
Qui suis-je ?
A bientôt 30 ans, domicilié à Voiron, je suis Chargé de mission départemental de l'UMP 38 et Délégué UMP de la 9ème circonscription de l'Isère. J'ai été candidat aux élections législatives de juin 2012 dans cette même circonscription. Je suis par ailleurs diplômé de Sciences Po et de l'École Supérieure de Commerce de Grenoble.

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