André Vallini poursuivi pour « discrimination et harcèlement moral »
André Vallini est un homme politique qui cumule les mandats locaux et nationaux. A ce titre, c’est également un patron qui s’entoure de collaborateurs qu’il choisit et encadre personnellement. Le journal Mediapart, relayé par la chaîne de télévision France 3 et la radio France Bleu Isère, nous révèle aujourd’hui qu’il est « accusé par une de ses anciennes assistantes de licenciement abusif, discrimination et harcèlement moral ».
L’annonce de cette information m’inspire plusieurs réflexions :
1) Il convient tout d’abord de s’exprimer avec réserve et prudence dans l’attente de la décision des prud’hommes de Grenoble qui devrait intervenir à la mi-février. En l’état actuel des choses, André Vallini est présumé innocent comme le serait n’importe quel justiciable.
2) S’agissant ici d’un patron poursuivi devant les prud’hommes par l’un de ses anciens salariés, on sait tout de même combien, sur le plan politique, le Parti Socialiste aurait tendance à exprimer par principe sa solidarité avec le salarié contre le patron. Tel ne semble étrangement pas être le cas en la circonstance, et je serai à ce titre particulièrement attentif aux déclarations à ce sujet des leaders socialistes locaux et nationaux, eux qui ne s'étaient pas privés de commenter les procédures en cours non encore jugées de Eric Woerth, Christine Lagarde, Georges Tron ou autres élus politiques de droite.
3) A ma connaissance, c'est la première fois dans l'Isère qu'un Président de Conseil Général doit s'expliquer devant cette juridiction pour un tel motif. Il pourrait a priori paraître paradoxal que ce soit un Président de gauche qui ouvre ce chapitre mais cela n’est guère étonnant lorsque l’on se souvient notamment des nombreux épisodes de grèves d’agents du Conseil Général intervenus au cours des dernières années. Les élus socialistes sont parfois des « patrons durs », et nombre d’élus de droite sont réputés pour faire preuve de davantage d’écoute et de compréhension à l’égard de leurs salariés.
4) Le déclenchement de cette procédure ne manque pas de faire écho à la mauvaise réputation d’André Vallini dans le microcosme politique Isérois vis-à-vis de ses collaborateurs, et à la durée étrangement courte pendant laquelle nombre d’entre eux sont restés au Conseil Général de l’Isère. « Au conseil général, Vallini a fait tourner pas moins d'une centaine de collaborateurs en dix ans » explique Mediapart qui poursuit : « Ceux qui sont partis livrent des témoignages, anonymes, concordants. "Plein de fois, je l'ai entendu dire : "Lui, tu me le dégages." Il s'excite pour un rien, multiplie les humiliations", explique l'un d'entre eux. Un autre nous dit : "Il nous injuriait, par écrit, sur des notes. Un jour il a dit à un collègue : "0+0=vous"..." "Une note ou un discours pouvait revenir avec la mention "à chier", dit encore une ancienne conseillère ». La valse de ses collaborateurs atteste de la réalité de sa personnalité sur laquelle, compte tenu de son pouvoir en subventions, en publicité, un pieux silence a toujours été observé, en dépit d'illustrations frappantes d'indiscrétions saisies par les caméras : à la tribune d'un meeting socialiste, ou pour salir le Sénat devant l'Assemblée Nationale.
Cette procédure ouvre donc un nouveau chapitre, et dans l’attente de la décision à venir, j'espère que les observateurs locaux enquêteront sur l'ensemble de ces aspects avant que la presse nationale ne poursuive ses investigations. Car les Isérois ont droit à l'information.

Il doit en connaitre un bout sur les procédures... n'est-il pas candidat au poste de futur Ministre de la Justice ?
A ce propos en Isère il reste à deux personnalités ( Gauche , Droite ) à devoir de l'argent à la Collectivité , et là il n'y a pas de présomption d'innocence puisque tous deux ont été condammés à nous rembourser nous les citoyens contribuables ( souvent corvéables ! ).
Bons Débats Démocratiques , cependant !
Pierre
Rédigé par : / | 08 janvier 2012 à 11:49
Cher Julien
Rien ne me choque plus chez les socialistes,ils sont sectaires et pas proches des gens,Ségo a fait de même,c'est toujours nous qui sommes en accusation,bon on attend,les médias sont bien silencieux au niveau national
Très belle année à tous
Marie-Hélène
Rédigé par : Marie-Hélène | 08 janvier 2012 à 15:55
Comment être crédible et prétendre à une haute fonction au niveau de l'Etat et se conduire au quotidien avec autant d'irrespect des personnes qui travaillent au conseil général de L'Isère ?
Cette conduite de voyou est inacceptable.
Combien de personnes qui ont eu à subir les réflexions désobligeantes, le harcelement moral et les humilisations de leur président viendront devant les tribunaux pour dire ce qu'elles ont vécu ???
Je les engage à le faire, ce personnage est ignoble et son comportement mérite largement dédommagement des victimes puisqu'il faut les appeler ainsi.
Courage à celles et ceux qui entreprendront une démarche contre le sénateur Vallini. Vous aurez le soutien nécessaire de la part de la population de Grenoble et du département soyez en sûr.
Rédigé par : Hubert de Virginy | 09 janvier 2012 à 23:08
Depuis 2001, j'attends toujours l'attestation de l'employeur me permettant de percevoir des indemnités de chômage. Fort heureusement d'autres m'ont ouvert leurs portes...qui vont peut être se refermer. C'est le destin des personnes qui travaillent pour les politiques.
Rédigé par : Marguerite | 10 janvier 2012 à 12:11
Freud devrait s'emparer du dossier. Si M. Vallini milite tant pour le droit des victimes de harcèlement et qu'il harcèle lui-même, c'est peut être pour nettoyer sa conscience.
Rédigé par : Jean-Jacques | 11 janvier 2012 à 07:02