Mouvements de grève dans les Universités : bravo l’UNI!
Cela fait maintenant plusieurs mois qu’un mouvement de grève paralyse une grande partie des universités Françaises. Ce n'est pas tout à fait nouveau : chaque année depuis 2003, j'ai le souvenir d'avoir connu des initiatives de ce genre, d'intensité et de durée variables, pour autant de motifs différents que la créativité des cerveaux d'étudiants désireux d'anticiper leurs vacances permettait d'en trouver. Il s'agissait une année de protester contre la hausse des frais d'inscription, une autre contre le projet de loi de CPE, contre la réforme du Baccalauréat, ou encore contre le projet de loi LRU sur l’autonomie des universités. « Contre », c'est indubitablement le point commun de mouvements de protestation systématique ne s'aventurant tout de même pas - ce serait trop en demander - à formuler des propositions alternatives quelconques, et un tant soit peu réalistes.
Le mouvement gréviste de cette année a cependant ceci de spécial qu'il agglomère, au-delà des étudiants, des mouvements sociaux de toute nature alimentés par la conjoncture. Les enseignants-chercheurs ont par exemple nourri la grogne des étudiants, pour tenter de préserver le confort d'un statut leur permettant de travailler une poignée d'heures par semaine sans exigence de résultat.
Conséquence de cet amalgame opportuniste de récriminations diverses, le mouvement se prolonge davantage que les années précédentes... Et les examens se trouvent bien souvent mis en péril. Comment en serait-il autrement dans des Universités qui n'ont parfois pas eu de cours du tout pendant leur second semestre ?
Bien évidemment, les animateurs des mouvements de grève, la plupart du temps, n'ont pas peur du ridicule. Et alors qu'ils justifient leur mobilisation par une volonté de préserver la valeur de leurs diplômes, ils militent aujourd'hui pour que ceux-ci leur soient donnés sans épreuve d'examen, au mépris de ce que cela engendre logiquement comme dévalorisation du cursus.
Les conséquences de ces protestations annuelles désormais prévisibles ne se sont pas fait attendre. Les universités régulièrement bloquées subissent une baisse de leur nombre d’inscriptions 3 à 5 fois supérieure à la moyenne. C’est ainsi que les demandes d’inscription pour la Sorbonne (Paris-IV) ont chuté de 25% par rapport aux vœux exprimés en 2008. Mais le record reviendrait à Paris-VIII (Saint-Denis), où la proportion atteint -50% des demandes !
Il est également avéré que les universités françaises régressent dans les classements internationaux, et que les étudiants étrangers leur préfèrent désormais d’autres destinations. L’UPMF de Grenoble a ainsi enregistré une baisse de 15,44 % du nombre d’étudiants étrangers en 4 ans (378 en 2008 contre 447 en 2004).
Notre capitale des Alpes n'échappe pas évidemment pas à ce mouvement national. Nul n’en est étonné lorsque l'on connaît l'attachement historique de la ville aux mouvements sociaux et à la promotion de « l'autogestion ». Mais les situations sont cependant différentes en fonction des Universités et des UFR. Ainsi, si le blocage de la galerie des amphis (Droit et Economie-Gestion) n’a été que très temporaire - 1 jour de blocage + 1 jour de fermeture administrative - en dépit de tentatives répétées de fermeture prolongée, l’université Stendhal vient seulement d’être débloquée ce mardi 12 mai. Les perturbations les plus graves émanaient de l’ARSH (Arts et Sciences Humaines), les filières « sociologie » et « psychologie » étant les plus pourvoyeuses en militants bloqueurs.
Je tiens aujourd'hui à saluer la mobilisation remarquable de l'UNI, syndicat étudiant responsable (ce qui est rare...), dans ce mouvement. A Grenoble tout particulièrement, sous l'impulsion de son responsable Anthony Peres et d'une équipe d'étudiants soudés autour de lui, les voix hostiles au blocage des facs ont pu se faire entendre efficacement en faveur de la défense du principe de liberté d'étudier. Courageusement présents pour faire entendre leurs arguments dans des « Assemblées Générales » aux airs à peine dissimulés de politburos soviétiques, ils ont toujours démontré que la minorité bruyante et violente ne prenait pas l’ascendant sur une majorité silencieuse et disciplinée d’étudiants souhaitant… étudier !
Il faut souligner la ténacité qui a été nécessaire, en ces circonstances, aux militants de l’UNI pour défendre leur opinion. Les mouvements étudiants étant gangrénés d’activistes d’extrême gauche, la défense de l’intérêt général sur le campus grenoblois s’opposait régulièrement à des invectives politiques d’un autre temps, et aux menaces qui les accompagnent. Le local de l’UNI a ainsi fait l’objet de dégradations considérables, et des tags ont fleuri sur le campus pour inciter ses membres à renoncer à leur mobilisation. Je félicite encore une fois les responsables de l’UNI Grenoble, qui ont refusé de se laisser intimider, comme en témoigne la photo ci-contre.
Après avoir manifesté ironiquement devant le siège du Parti Socialiste à Paris pour réclamer des idées (voir vidéo ci-dessous), l’UNI vient de mettre en place une assistance juridique à disposition des étudiants victimes de blocages de longue durée afin que ces derniers puissent être remboursés des frais de scolarité en contrepartie desquels ils n’ont pas pu bénéficier des enseignements prévus. C’est une initiative que je soutiens de tout cœur.
Merci à l’UNI pour sa mobilisation, et bon courage aux étudiants victimes de mouvements qui s’apparentent bien souvent à de véritables prises en otage des diplômes. Pour ma part, c’est avec soulagement que je savoure le privilège d’être sorti de cet univers…

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1154
Ils parlent de l'UNI à partir de la 34ième minute.. Effrayant ce que peuvent faire les gauchistes !!
Rédigé par : Ktn | 13 mai 2009 à 22:01
tu sais pourkoi l'université baisse dans le classement de je ne sais quoi? car elle ne répond pas aux critères du mond d'aujourd'hui, le libéralisme.
si c'était d'autres comme l'accesibilité, peut etre ke se seré autres choses!!!
à dsl je fé une réflection de gauchiste, je sui térifiant...
mort à la gauche et ses idéaux.
Rédigé par : luka | 19 mai 2009 à 22:10
Merci de ton devoument, pour ma cause. il faut plus de gens comme toi!"
Rédigé par : luka | 29 mai 2009 à 21:49